Titres-repas : 10 euros max en 2026, dont 8,91 € employeur
Publié le 21 octobre 2026
En bref : Depuis le 1er janvier 2026, l'intervention de l'employeur dans un titre-repas exonéré est de 8,91 euros au maximum, et celle du travailleur d'au moins 1,09 euro. La valeur totale peut donc atteindre 10 euros. Octroyer des titres-repas n'est pas obligatoire : il faut une convention collective ou un accord individuel écrit.
Depuis le 1er janvier 2026, la part de l'employeur exonérée de cotisations sociales et d'impôt monte à 8,91 euros par titre-repas. Le travailleur doit payer au moins 1,09 euro. Le titre peut donc valoir 10 euros au total, mais il n'y est tenu par aucune loi.
Ce qui change au 1er janvier 2026
Le SPF Emploi le dit clairement : l'intervention de l'employeur ne peut pas dépasser 8,91 euros par titre-repas. La part du travailleur doit être d'au moins 1,09 euro. Additionnées, les deux parts donnent une valeur de 10 euros au maximum.
Avant 2026, le plafond de l'employeur était de 6,91 euros, pour une valeur totale de 8 euros. Seul le plafond de la part patronale a été relevé. La part minimale du travailleur, elle, n'a pas bougé.
Ces montants sont des limites d'exonération. Ils ne disent pas qu'un employeur doit payer 8,91 euros.
Pas d'obligation légale, mais une base juridique à écrire
Aucune loi n'oblige un employeur à accorder des titres-repas. Le montant effectif se fixe dans une convention collective de travail, au niveau du secteur ou de l'entreprise. Le SPF Emploi précise que la valeur concrète du titre-repas est fixée dans la convention qui en prévoit l'octroi.
À défaut de délégation syndicale, ou pour une catégorie de personnel que les CCT ne visent pas habituellement, l'octroi peut être réglé par une convention individuelle. Elle doit être écrite. Son montant ne peut pas dépasser celui que la CCT de la même entreprise prévoit au plus haut.
Monter la part de l'employeur à 8,91 euros ne se fait donc pas d'un trait de plume. Sans base écrite, l'exonération est fragile.
Combien de titres-repas par travailleur
Le nombre de titres-repas doit être égal au nombre de jours de travail effectif normal. Un jour de maladie, de congé ou de chômage temporaire ne donne pas droit à un titre.
Les entreprises qui appliquent des régimes de travail différents peuvent compter autrement : elles divisent les heures réellement prestées par le nombre normal d'heures quotidiennes de la personne de référence. Ce mode de calcul doit alors être prévu par CCT ou, à défaut, dans le règlement de travail.
Validité, usage et réactivation
Le titre-repas électronique a une validité de 12 mois, à partir du moment où il est placé sur le compte du travailleur. Il doit être délivré à son nom et ne peut servir qu'à payer un repas ou à acheter des denrées prêtes à consommer.
Un titre périmé peut être réactivé auprès de l'émetteur dans les trois mois qui suivent l'échéance. La première demande est gratuite. Les suivantes peuvent coûter 5 euros au travailleur, sauf force majeure. C'est au travailleur, pas à l'employeur, de les utiliser à temps.
Ce qui ne passe pas par un titre-repas
Un titre-repas ne peut pas remplacer ni convertir un salaire, une prime ou un avantage en nature. C'est une limite qui vaut pour tout le reste de la rémunération.
Une exception existe pour les éco-chèques qui ne sont pas soumis aux cotisations de sécurité sociale : ils peuvent être convertis en titres-repas. L'éco-chèque, lui, ne peut pas servir de salaire.
Pour la part fiscale, c'est-à-dire ce que l'entreprise peut déduire, consultez le SPF Finances. Cette déductibilité dépend de la part patronale effectivement payée, et elle ne se règle pas dans la fiche de paie.
Pour aller plus loin : le guide des chèques-repas.
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