Flexi-job : la limite de 12.000 euros depuis l'exercice 2025
Publié le 18 octobre 2026
En bref : Depuis l'exercice d'imposition 2025, l'exonération fiscale d'un flexi-jobiste est limitée à 12.000 euros par période imposable, sauf pour un travailleur pensionné. Au-delà, la partie qui dépasse est soumise au précompte professionnel si elle vient d'un même employeur (code 250 de la fiche 281.10).
Depuis l'exercice d'imposition 2025, l'exonération fiscale des rémunérations flexi-job est limitée à 12.000 euros. Ce plafond concerne le travailleur, pour sa période imposable entière. Ce qui dépasse n'est plus exonéré, et une partie seulement du salaire peut alors devenir imposable.
Le plafond de 12.000 euros à partir de l'exercice 2025
Les rémunérations provenant d'un flexi-job sont en principe exonérées d'impôt, à une condition : elles doivent être soumises à la cotisation spéciale de sécurité sociale de 28 %. Le SPF Finances le rappelle sur sa page consacrée aux flexi-jobs.
Ce qui a changé, c'est le plafond. À partir de l'exercice d'imposition 2025, l'exonération est limitée à 12.000 euros. La limite ne se calcule pas employeur par employeur : elle vaut pour la période imposable, à l'échelle du travailleur.
Certaines indemnités ne comptent pas dans les 12.000 euros, notamment celles qui ne sont pas soumises à la cotisation de 28 %, comme l'indemnité de déplacement entre le domicile et le lieu de travail.
Que se passe-t-il au-delà de 12.000 euros
Si un même employeur verse plus de 12.000 euros à un flexi-jobiste non pensionné, seule la partie imposable qui dépasse le maximum est soumise au précompte professionnel. Le reste du salaire demeure exonéré. Ce n'est donc pas tout le salaire qui devient imposable.
L'employeur déclare ce dépassement comme rémunération au code 250 de la fiche 281.10 du travailleur concerné.
Plusieurs employeurs : le total compte, pas chaque contrat
Un travailleur peut occuper un flexi-job chez plusieurs employeurs. Chacun peut rester sous 12.000 euros, alors que la rémunération totale dépasse cette limite.
Les employeurs ne connaissent pas les paiements faits par les autres et ne peuvent pas en tenir compte. Ils ne sont donc pas redevables du précompte professionnel pour cette part. Le dépassement est imposé chez le travailleur, au taux progressif, automatiquement lors du calcul de son impôt.
Pensionnés et périodes incomplètes
Le plafond ne s'applique pas au travailleur pensionné au sens de l'article 3, 7°, de la loi du 16 novembre 2015.
Si la période imposable ne correspond pas à une année civile complète, par exemple parce que le travailleur s'est établi en Belgique en cours d'année, la limite est réduite proportionnellement au nombre de mois. Le décès est le seul autre cas de période incomplète que la page distingue.
Ce qui ne change pas, et deux confusions à éviter
La cotisation spéciale de 28 % reste la condition de l'exonération. Le plafond fiscal ne la supprime pas.
Première confusion : 12.000 euros ne sont pas un plafond par employeur. C'est un plafond par travailleur et par période imposable.
Seconde confusion : dépasser le plafond ne rend pas tout le flexi-job imposable. Seule la partie au-delà de 12.000 euros l'est.
Avant de traiter un cas réel, relisez la page du SPF Finances : c'est la version en vigueur qui fait foi, pas un article de blog.
Pour aller plus loin : le guide du flexi-job.
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Sources
- SPF Finances — Flexi-jobs, limite des 12.000 euros
- FOD Financiën — Flexi-jobs, limiet van 12.000 euro