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Congé de naissance : vingt jours, et ce que paie l'employeur

Publié le 15 octobre 2026

En bref : Depuis les naissances du 1er janvier 2023, le congé de naissance compte vingt jours. Pendant les trois premiers jours, l'employeur paie le salaire complet ; les jours suivants sont indemnisés par la mutualité à 82 % du salaire brut perdu. Le congé se prend dans les quatre mois qui suivent l'accouchement.

Un employé vous annonce la naissance de son enfant et demande le congé de naissance. Combien de jours, qui paie quoi, et que risquez-vous si vous ne le laissez pas partir ? Le texte officiel répond à chacune de ces questions.

Combien de jours, et depuis quand

Le congé de naissance, autrefois appelé congé de paternité, compte vingt jours pour les naissances survenues à partir du 1er janvier 2023. Les anciens textes parlent encore de quinze jours : c'est la règle d'avant 2023.

Le droit vaut pour chaque travailleur, à temps plein ou à temps partiel. En cas de naissance de jumeaux ou de triplés, les jours ne sont accordés qu'une fois.

Qui y a droit

Le droit appartient au père ou à la coparente juridique de l'enfant, c'est-à-dire à la personne qui a un lien de filiation légal avec lui, autre que la mère qui a accouché. Il s'applique à tout le secteur privé et au personnel contractuel du secteur public.

Un coparent sans lien de filiation peut aussi en bénéficier, à condition que l'enfant n'ait de filiation légale qu'avec la mère et que les deux personnes cohabitent légalement, ou sans interruption depuis trois ans avant la naissance. Le statutaire et l'indépendant n'entrent pas dans ce régime.

Qui paie quoi

Pendant les trois premiers jours, le travailleur garde sa rémunération complète, à charge de l'employeur. C'est la seule partie du congé qui pèse sur votre trésorerie.

Pour les jours suivants, le travailleur ne reçoit plus de salaire. Il perçoit une allocation versée par sa mutualité, fixée à 82 % du salaire brut perdu. Pour l'adaptation de ce montant à l'index, la page de l'INAMI fait référence.

Ce qui ne change pas : le contrat reste en vigueur, et le travailleur n'est pas radié. Le congé n'ouvre pas d'autres droits sociaux ou économiques.

Le préavis : à donner avant la reprise

Le travailleur doit prévenir l'employeur avant le début de sa journée de travail, pour chaque jour pris. L'avertissement peut être oral, mais un écrit vaut mieux : un courriel avec accusé de réception suffit, et évite les discussions sur la date.

Les jours peuvent être pris en une fois ou étalés, au choix du travailleur, dans les quatre mois qui suivent le jour de l'accouchement. Ce jour-là compte comme le premier.

La protection contre le licenciement

Dès l'avertissement, et au plus tard le premier jour du congé, le travailleur est protégé contre le licenciement. La protection court jusqu'à cinq mois après l'accouchement.

Si vous licenciez pendant cette période pour un motif étranger au congé, c'est à vous de prouver le motif. En cas de non-respect, l'indemnité forfaitaire est égale à six mois de rémunération brute, en plus du préavis éventuel.

Pour un contrat temporaire ou intérimaire qui n'est pas renouvelé, la loi présume que le non-renouvellement est lié à la naissance. Si vous ne pouvez pas le renverser, l'indemnité est de trois mois de rémunération brute.

Pour aller plus loin : le guide pour établir une fiche de paie.

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Sources

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